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Santé: les infections sexuellement transmissibles

HEPATITE B
La première épidémie enregistrée comme provoquée par le virus de l’hépatite B a été observée par Lurman en 1885. Le virus n’a été découvert qu’en 1963, quand Baruch Blumberg, un généticien travaillant alors au National Institutes of Health (NIH) aux États-Unis.

Définition:
L’hépatite B (VHB) est un virus qui s’attaque aux cellules du foie et qui entraine l’inflammation de ce dernier. Il s’agit d’une des hépatites dites virales. Ce virus est essentiellement présent dans le sang, le sperme et dans les sécrétions vaginales d’une personne infectée. Il peut demeurer vivant environ 5 à 7 jours à l’air libre.

Causes et facteurs de risque
Le virus de l’hépatite B se transmet principalement par voie sexuelle ou sanguine. En effet, les seules sécrétions ou liquides corporels qui permettent de transmettre le virus sont le sang, le sperme, les sécrétions vaginales, la salive et les liquides issus d’une plaie. Pour qu’il y ait transmission, il faut donc qu’un de ces liquides chez le malade passe dans le sang d’une personne saine. La transmission de la mère à l’enfant est aussi possible mais un traitement précoce par immunoglobulines suivi d’une vaccination permet d’éviter la maladie.
Chez l’entourage du malade, il faut éviter l’échange de matériels en contact avec le sang (brosses à dents, rasoirs, ciseaux à ongles, matériel d‘épilation, etc.).

Les signes de la maladie
L’infection par le vius Hépatite B consiste à une période d’incubation silencieuse allant de 2 à 6 mois. Comme pour l’hépatite A, après l’incubation, la phase aiguë de la maladie est asymptomatique dans 90 % des cas!
L’atteinte évolue en 5 phases:
-Une phase d’incubation d’environ 10 semaines.
-Une phase pré-ictérique durant quelques jours à une semaine avec des symptômes non spécifiques mimant une grippe (fatigue, fièvre, douleurs articulaires).
-Une phase ictérique, qui dure habituellement 2 à 3 semaines, avec apparition d’un ictère ou “jaunisse” associant des urines foncées (“porto”), les yeux jaunes, des selles décolorées, une fatigue importante et une perte d’appétit. Cet ictère n’apparaît que dans 10% des cas.
-Une phase de décroissance, de plusieurs semaines à plusieurs mois, avec diminution progressive de la fatigue et de la perte d’appétit.
-Une phase de guérison: l’organisme, par son système immunitaire, va comme dans la plupart d’autres infections virales, éliminer les cellules infectées tout en développant des anticorps.
VIH

1981
Le US Centers for Disease Control (CDC) est informé du taux anormalement élevé de maladies rares, la pneumonie Pneumocystis carinii (PPC) et le sarcome de Kaposi chez les jeune hommes homosexuels.
On donne d’abord à la maladie le nom de Gay-Related Immune Deficiency (GRID) car elle ne semble toucher que les hommes homosexuels.
À la fin de la même année on signale des cas chez les utilisateurs de drogues injectables.
 
1982
La maladie est renommée Syndrome d’immunodéficience acquis (SIDA). On se rend compte que la maladie peut être transmise par voie sexuelle. Des cas sont signalés chez les hémophiles et les transfusés de sang. Les premiers cas de sida sont signalés en Afrique. Le Canada signale son premier cas de sida en mars.
 
1983
On découvre que les femmes peuvent être infectées par le sida lors de rapports hétérosexuels.
L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) commence une surveillance globale du sida.
Des cas de sida sont signalés au Canada, dans quinze pays européens, en Haïti, au Zaïre, dans sept pays latino-américains et en Australie.

Le VIH, ou virus de l’immunodéficience humaine, est un type de virus qui peut causer une maladie appelée SIDA (syndrome d’immunodéficience acquise). L’infection au VIH atteint le système immunitaire, c’est-à-dire les défenses naturelles du corps contre la maladie. Des infections normalement sans danger, comme une grippe ou une bronchite, peuvent s’aggraver, devenir très difficiles à traiter ou même entraîner le décès. Ce qui distingue le VIH des autres virus, c’est qu’il atteint au système immunitaire en prenant le contrôle des cellules de défenses.

Transmission
Le VIH se transmet par les liquides corporels: le sang, le sperme, les sécrétions vaginales et le lait maternel. Ces fluides corporels ne transmettent le VIH que s’ils sont au contact d’une zone qui le laisse entrer dans l’organisme, une muqueuse. La peau saine est imperméable au VIH.
Le plus souvent, le virus est contracté au cours d’activités sexuelles non protégées ou l’était dans le passé par l’échange de seringues chez les utilisateurs de drogues injectables. Le risque de transmission par des baisers avec échange de salive est nul.
Dans la plupart des pays industrialisés, les rapports de pénétration anale entre hommes constituent la plus importante voie de transmission du VIH.

Évolution de l’infection vers le sida
• 1re phase – primo-infection
. Dans les semaines qui suivent l’infection, environ le tiers des personnes touchées présentent des symptômes semblables à ceux de la grippe ou de la mononucléose: fièvre, maux de tête, maux de gorge, rougeurs sur la peau, fatigue, douleurs musculaires, etc. Ces symptômes disparaissent d’eux-mêmes, mêmes sans traitement.
2e phase – infection asymptomatique.
Le virus peut vivre dans l’organisme pendant de nombreuses années sans provoquer de symptômes. La personne peut donc avoir l’impression de ne pas être malade, mais elle est susceptible de transmettre le VIH. La séroconversion – le moment où une personne séronégative (pas d’anticorps dans le sang) devient séropositive (présence d’anticorps dans le sang) – 1 à 3 mois après l’infection.
3e phase Phase SIDA (syndrome d’immunodéficience acquise) ou à infections symptomatiques. Si elle n’est toujours pas traitée, la personne ressent un ou des symptômes liés à l’infection au VIH (fatigue, diarrhée, gonflement des ganglions, perte de poids, sueurs nocturnes, fièvre, etc.).
4e phase – Le corps n’arrive plus à lutter contre d’autres infections ou maladies, le diagnostic de SIDA est posé. Les symptômes de l’infection deviennent plus apparents et constants. De plus, des infections opportunistes peuvent causer d’importants problèmes de santé. Parmi les maladies opportunistes, on retrouve par exemple la candidose, la pneumonie, la tuberculose, les infections à l’herpès, et aussi des cancers (notamment des lymphomes et le sarcome de Kaposi).
 
PAPILLOMA VIRUS HUMAIN

Le virus du papillome a d’abord été considéré comme une maladie par le Dr Richard Shope de l’Université Rockefeller dans les années 1930.

Le terme de papillomavirus est formé du mot latin «papilla» signifiant bouton et du suffixe «oma» désignant un caractère tumoral.
Les papillomavirus infectant l’Espèce humaine (papillomavirus humain ou en anglais Human papillomavirus « HPV »)
Il existe deux genres de papillomavirus: ceux qui infectent les muqueuses (papillomavirus muqueux) et ceux qui infectent la peau (papillomavirus cutanés).

Les papillomavirus humains (HPV)
Les HPV sont des virus anciens, très répandus et contagieux, ayant évolué avec leur hôte au fil du temps. Ils sont classés par types (HPV 1, HPV 2…), et il existerait plus de 200 types de papillomavirus humains. Parmi eux on distingue les HPV muqueux et les HPV cutanés, qui peuvent être oncogènes, c’est-à dire «à haut risque» de cancer, ou non oncogènes c’est-à dire «à bas risque» de cancer.

Les infections et maladies à HPV
Les papillomavirus humains sont essentiellement transmis par contact direct de peau à peau ou de muqueuse à muqueuse.
La transmission indirecte par les mains, le linge ou objets contaminés, ou par un sol souillé pouvant jouer le rôle d’hôte intermédiaire (ex: les verrues plantaires) est également possible.
L’infection à HPV régresse dans plus de 90 % des cas, avec 75 % des lésions ayant disparu à un an. En revanche, au bout de 18 mois, la probabilité que l’infection disparaisse diminue fortement. La disparition est plus longue lors d’infections à HPV oncogènes et après l’âge de 50 ans. La persistance d’un HPV oncogène favorise l’apparition des lésions précancéreuses ou de cancers.

La Santé au Rythme

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