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Société: Les Problèmes d’antan se répètent toujours dans le département de l’Artibonite malgré la présence de la caravane changement

De nombreux engagements ont été pris par le président de la république S.E.M Jovnel MOISE en vue d’induire une forte croissance agricole en mettant l’accent sur la productivité par le biais de la caravane changement qui débutait le 01 Mai 2017 dans le département de l’Artibonite qu’on considère comme le grenier de la production de riz en Haiti. Actuellement, les progrès sont lents et les engagements pris ne sont pour la majeure partie des pays, pas encore respectés, faute de non mise en place de conditions favorables à l’atteinte de ces objectifs.

Pendant que les prix des intrants agricoles grimpent de façon exponentielle, pendant que la main d’œuvre passe de 125 gourdes à 200 gourdes, les rendements restent au beau fixe. Ce qui a changé c’est le prix de vente des produits de récolte qui a augmenté. Cette augmentation de prix à la récolte n’est pas faite de façon proportionnelle au calcul du compte d’exploitation. Les prix des produits récoltés se forment de préférence à partir de ceux des produits agricoles similaires importés de l’étranger et à partir de la rareté du produit dans le pays. Dans un sens l’alignement des prix des produits agricoles sur ceux des produits étrangers est en quelque sorte profitable pour le consommateur haïtien , car la baisse de la production nationale créerait une rareté qui ferait monter les prix des produits locaux trois fois supérieurs aux prix des marchandises importées.

Toutefois, il faut reconnaître que le prix à la récolte du produit local est excessivement cher, non pas, parce que le rendement est bas, mais à cause de la fraction de la superficie plantée qui a bénéficié du transfert de technologie et qui représente à peine 1/1000 de la superficie disponible. L’inexistence de crédit en est la principale cause.
Après 2 ans du lancement de la caravane changement les problèmes d’antan ne cessent pas de répéter dans le département de l’Artibonite.

Actuellement, les cultivateurs ont beaucoup de problème d’’intrant agricole, on peut constater à peine 15 jours de l’année 2019 le prix du sac engrais chimique s’élève à 2200 gourdes, certains cultivateurs ont déjà abandonné leur champs faute de problème d’argent pour acheter l’engrais.

Aujourd’hui toute politique de subvention de l’engrais ne peut être que promotionnelle dans le sens qu’on peut utiliser l’engrais en démonstration et comme politique humanitaire généralisée à court terme, pour faire passer l’agriculture de son état de micro-subsistance à celui d’agriculture de subsistance. Cette subvention pourrait être économique si elle est accompagnée d’autres apports qui font partie d’un paquet technologique intégré : semences améliorées, utilisation de pesticides, vulgarisation, animation, crédit, information technique agricole et commerciale. Autrement dit, toute subvention du prix de l’engrais qui ne tient pas compte de cet avis, participera du politiquement correct et cherchera seulement à calmer les esprits sans produire un effet durable, parce qu’il ne servira pas à améliorer les conditions de vie du pratiquant.

Samuel FLEURINOR, Étudiant en Sciences Agronomiques.

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